Du Néolithique à nos jours

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La découverte d’outils du Néolithique témoigne d’une occupation ancienne sur le territoire de Quessoy.
Toutefois, les différents peuples ayant occupé la région - Celtes, Gaulois, Gallo-romains - ne semblent pas avoir formé de communautés importantes.
Ce n’est qu’à la fin du premier millénaire qu’apparaît le premier nom du village : Kreis coat, autrement dit, "le milieu du bois" en breton. L’origine latine du nom peut aussi être prise en compte puisque "Quercus" signifie “le chêne”, arbres qui foisonnaient à cette époque et dont il existe toujours de nombreux spécimens sur la commune.
Le nom du village évolue ensuite de Kreis coët à Kessoë au 10e siècle, Quessoay au 15e, Quessouay au 16e (preuve de l’influence du Gallo) puis, au 17e Quessoy, mot purement français.

Quessoy devient paroisse de Plémy dès le début du 11e siècle. Des familles s’y établissent comme les Aynes, les Davy, les Gueno, les Boscher, les Budes et bien d’autres encore.
Des châteaux sont construits, certains d’allure guerrière comme sur la hauteur de Bottier ou sur la Motte près de la Ville Guihen, d’autres moins défensifs comme à la Cornillière, au Boisglé ou à la Roche Rousse.
Les châtelains distribuent des fiefs de leurs domaines à leurs vassaux ou à leurs frères qui y fixent leurs manoirs (le Clio, la Croix, les Landes Malignanes pour ne citer qu’eux).

Au 12e siècle, avec l’amélioration des techniques, les seigneurs font construire, au nombre de 12, leurs propres moulins à eau (Colin, Beaubourdais, Bottier, l’Ecluse…). Ils érigent également cinq moulins à vent sur les lieux du Beaubesnard, de la Cornillère, le Boisglé, à la Roche Rousse et à Carmené.
A cette même époque, deux ordres religieux militaires sont fondés pour protéger les lieux saints et les pèlerins durant les périodes de Croisades.
Près du bourg, l’ordre de l’Hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem crée la commanderie de l’Hôpital, alors que la Milice du Temple de Salomon obtient des biens sur la commune de Quessoy.

Citons les quatre grandes seigneuries qui influenceront par la suite l’histoire de la commune : Bottier, le Boisglé, la Cornillère et la Roche Rousse. De même avec les seigneuries extérieures à la commune : Bréfeillac, Catuellan, La Mare, La Rivière, Yffiniac.

À l’aube du deuxième millénaire, la qualité et la variété des richesses naturelles, leur exploitation et l’essor économique du Penthièvre contribuent à faire de Quessoy un territoire envié qu’une classe privilégiée s’approprie rapidement, constituant un nombre important de domaines jalousement gardés.

Un bourg neuf est fondé et Quessoy devient dès lors la principale étape de la route reliant Saint-Brieuc à Moncontour.
A la Révolution, c’est une communauté active et une paysannerie relativement aisée qui s’opposent au comportement excessif des Républicains, comme en témoigne le rassemblement de chouans du 22 juillet 1792.
Après la Révolution, Quessoy s’investit dans une production agricole diversifiée ce qui en fait, de par sa situation géographique privilégiée, une commune attractive dont la population augmente d’année en année et ce jusqu’à nos jours.