Le château de la Roche Rousse (Propriété privée)

  •  Le château de la Roche Rousse (Propriété privée) 0

L’origine du nom Roche Rousse proviendrait de la présence d’un menhir en ce lieu, de couleur rougeâtre et en forme de crapaud, qui fut malheureusement dynamité après la Seconde guerre mondiale.

Le livre d’Olivier Eudes "Dolmens et menhirs de Bretagne "(1988 - éd.Pygmalion) en raconte la légende : "On trouve le menhir de la Roche Rousse sur le bord de l’étang de Quessoy. Il ressemble à une monstrueuse bête accroupie. C’est en fait une fée qui, devant se rendre à l’assemblée des fées sur le Menez Bré, perdit en chemin l’une des pierres qu’elle portait dans son tablier. Chez les fées, c’est bien connu, la perte d’une pierre est un terrible déshonneur. La fée n’osa plus se rendre à l’assemblée et se cacha sous une pierre, où la reine des fées la découvrit bientôt. Changée en bête, crapaud ou grenouille, et pétrifiée pour dix mille années, la fée accroupie attend la fin de sa pénitence."

A l’emplacement du manoir primitif de La Roche Rousse, Philippe de Halegouët, conseiller au parlement de Bretagne, et son fils Jean font édifier cette imposante demeure au cours du 17e siècle. Au sortir des guerres
de la Ligue, le château est protégé par une enceinte possédant deux ponts-levis et quatre tours.
De larges
douves la séparent d’une seconde enceinte pourvue d’un double portail. Le domaine comprend chapelle, prés, étang, moulin à eau et moulin à vent sur son tertre. La façade possède une représentation des armes de l’épouse du parlementaire, Renée Budes.
Il est dit que la châtelaine pouvait rejoindre ses deux domaines du Boisglé et de la Roche Rousse par bateau
en empruntant un chapelet d’étangs s’y trouvant jadis.